Et si vous veniez prendre une prose café…?
Le dimanche 18 mars 2012 à 11h, nous vous invitons à venir écouter l’écrivain louviérois Michel Delhalle qui viendra nous présenter son dernier livre intitulé Prose café. Ce petit “prose café” sera suivi du “verre de l’amitié”.
L’auteur nous proposera quelques aphorismes de son cru à la Salle du Conseil communal (Hôtel de ville), Place Verte, 32 à 7060 Soignies.
Qu’est-ce qu’un aphorisme ? Il s’agit d’une “formule concise qui résume une vérité pratique couramment reçue, l’essentiel d’une pensée”.
Entrée libre
Réservations souhaitées au 067/33.30.22 ou bibliothèque.soignies@skynet.be
Pour découvrir l’univers de Michel Delhalle, c’est par ici…
Le chant des dunes (Le Vent dans les Sables ; tome 4)
Dans le tome précédent, le mot « trésor » avait réveillé chez Crapaud son
insatiable instinct de cupidité. A l’insu de ses amis, l’aristocratique batracien était parti à dos de chameau en quête d’or et de joyaux. Rat et Taupe, après une longue traversée du désert, finissent par retrouver leur baveux compère, quasiment mort de soif. Rat et Crapaud, nostalgiques de leurs célèbres pique-niques, se laissent peu à peu convaincre par l’irrationnel Baron Tétard que leur salut et leur espoir de rejoindre leur pays reposent sans aucun doute sur la découverte de ce trésor. Une fois que la petite compagnie aura trouvé “la grenouille en pierre dont il faut suivre le regard”, le reste ne sera plus qu’une formalité : le trésor sera à eux !
Michel Plessix arrive tout doucement à la fin de la série Le Vent dans le
s Sables. C’est ici le quatrième et avant-dernier album de cette série époustouflante à plus d’un titre. D’abord et surtout grâce à son somptueux graphisme regorgeant de détails, aux couleurs raffinées et appliquées à l’aquarelle – ce qui, au vu du résultat, a sûrement nécessité un puits de patience. Ensuite, grâce au voyage que Michel Plessix nous invite à faire à travers les mésaventures de petits héros, le plus souvent poilus, adorables et attachants.
On se souvient que les personnages de Rat, Taupe et Crapaud avaient fait leur première apparition dans l’adaptation du roman de Kenneth Graham, le Vent dans les Saules. Et Michel Plessix s’est royalement affranchi de l’œuvre originale. Avec Le Vent dans les Sables, on a davantage l’impression de lire un roman en images plutôt qu’un album de bandes dessinées, grâce à des dialogues recherchés et très présents. Une pure merveille…
L.S.
PLESSIX, Michel. Le chant des dunes. (Le Vent dans les Sables ; 4). Paris : Delcourt, 2011.
Nouvelles acquisitions : Courrier international et Jurimag
Les revues Courrier international Belgique et JuriMag viennent s’ajouter à nos collections.
De quoi parlent-elles ?
Courrier international est une revue hebdomadaire consacrée à l’actualité mondiale. Les articles, issus de diverses revues “étrangères” réputées telles que le Washington Post, donnent une approche claire et détaillée du phénomène international.
JuriMag est un bimestriel qui vous propose d’aborder l’actualité juridique de façon pratique et concrète. Parmi les sujets de la revue de septembre-octobre 2011 : le certificat de performance énergétique (CEB), le permis d’urbanisme appliqué à un abri de jardin, les allocations de chômage appliquées au cas spécifique de la cohabitation, la perte potentielle de ces allocations, etc.
Un article vous intéresse ? N’hésitez pas à le photocopier !
Tracpeur
Il était une fois un petit tracteur qui avait peur de tout : peur de la pluie, peur de l’orage, peur de la nuit et même des petits poissons… Pour toutes ces raisons, on l’appelait Tracpeur.
Tracpeur vit avec son Papa. Il n’a qu’une seule amie pour faire la fête, Mimi Charrette au Parfum de Pâquerette.
Un soir, un terrible orage frappe à la porte de la maison de Tracpeur. Gagné par la panique, Tracpeur se blottit contre son Papa… et tandis que l’orage gronde de plus belle, au loin, il entend la voix de Mimi Charrette qui est en détresse… Tracpeur va devoir surmonter ses angoisses pour courir au secours de son amie…
Tracpeur est une histoire où la plupart des enfants pourront s’identifier car cet album véhicule beaucoup d’émotions : la peur, l’amitié,… Le choix du thème pour l’illustration est judicieux car nos bambins adorent la ferme !
L.H.
1Q84
Le menton dans les mains, Aomamé regarda fixement les deux lunes. Il n’y a aucun doute, quelque chose est en train de se passer, se dit-elle. Le rythme de son cœur s’était accéléré. Il est arrivé quelque chose au monde. Ou bien il m’est arrivé quelque chose. C’est l’un ou l’autre. Le problème est-il dans la bouteille, ou bien dans le bouchon ?
Le passé – tel qu’il était peut-être – fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent – différent de ce qu’il fut ?
Au Japon, en 1984, deux jeunes gens vont faire face à leur destinée. Aomamé enseigne les arts martiaux et, à l’occasion, elle est aussi tueuse à gage. Dans un hôtel cossu de la ville, elle se prépare à ôter la vie à un homme d’affaires important. Confrontée à des faits étranges, elle s’aperçoit que certains événements ont complètement échappé à sa mémoire infaillible. Pour la jeune femme, il n’y a plus de doute, le monde d’hier n’est plus le même que celui d’aujourd’hui . Pendant ce temps, quelque part ailleurs, Tengo déjeune avec son éditeur. Professeur de mathématiques et écrivain, il accepte, en qualité de nègre, de réécrire le livre de la jeune et énigmatique Fukaéri. Embarqué dans cette aventure risquée, voire même frauduleuse, il plonge corps et âme dans l’univers envoûtant du manuscrit, sans s’imaginer qu’une fois publié, ce récit pourrait changer la face du monde…
Attendu avec impatience par l’ensemble de son lectorat, le nouveau roman d’Haruki Murakami se montre à la hauteur de toutes les espérances. Dans le premier tome de cette trilogie, le plus cosmopolite des auteurs japonais excelle à nouveau dans le genre littéraire qui a fait sa renommée. En véritable enchanteur, l’auteur nous charme une fois de plus avec une histoire fabuleuse dont il a le secret. Les adeptes de l’œuvre de Murakami se souviendront de « Kafka sur le rivage » et de cet univers singulier où réalité et fantastique ne sont jamais loin l’un de l’autre. Une ambivalence qui se remarque tout autant dans un titre tel que « 1Q84 », inspiré de l’œuvre de Georges Orwell (car au Japon, la lettre Q et le chiffre 9 se prononceraient de la même façon).
Un roman à double sens ou à double interprétation qui cultive une certaine ambiguïté. Au terme de ce premier volume, se profilent lentement des liens ténus entre l’histoire de la jeune femme et celle du jeune homme, comme ces « little people », qui semblent être le point de convergence des deux récits. Le deuxième tome nous en apprendra sans doute plus sur ces mystérieux personnages.
C.V.
MURAKAMI, Haruki. 1Q84. Paris : Belfond, 2011. 533 p .
Le Professeur Foldingue initie les plus jeunes à Internet
Une dizaine de têtes blondes ont participé au stage proposé par l’Espace public numérique le mardi 3 janvier et le mercredi 4 janvier derniers.
Daphné, notre animatrice (surnommée Professeur Foldingue
), a pu les briefer sur l’usage de programmes ludiques et éducatifs sur PC. Le but n’était certainement pas de rendre les enfants autonomes dans le maniement d’un ordinateur ou d’Internet mais bien de leur permettre d’exploiter au mieux et sans danger les opportunités que la Toile leur offre. Car Internet n’oublie pas non plus les petits qui peuvent y trouver des activités ludiques, évidemment encadrés par un adulte.
Nos dix participants ont donc appris à manier la souris et le clavier dans la bonne humeur. En prime, Eddy le raconteur d’histoires extraordinaires, leur a fait profiter de son goût pour les contes, en leur racontant l’histoire Du Loukhoum à la pistache et du Chat tigre.
Le stage a d’ores et déjà suscité des réactions de parents aussi enthousiastes que leurs enfants, lesquels étant particulièrement fiers de pouvoir démontrer leurs nouvelles aptitudes (et peut-être secrètement ravis de pouvoir apprendre certaines choses à leurs aînés).
Quelques réactions positives (parce que du négatif, on a bien cherché mais on n’a rien trouvé
) :
“Très bonne initiation. Quelles belles soirées en perspective !”
“Génial pour nos petits bouts, on ne pensait pas qu’ils seraient capables d’utiliser une souris aussi vite !”
“Belles réalisations, découvertes très intéressantes”
“Attention, les infographistes ont intérêt à surveiller leur poste !”
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Rien ne s’oppose à la nuit
Ma mère était bl
eue, d’un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage, lorsque je l’ai trouvée chez elle, ce matin de janvier. Les mains comme tachées d’encre, au pli des phalanges.
Ma mère est morte depuis plusieurs jours.
J’ignore combien de secondes voire de minutes il me fallut pour le comprendre, malgré l’évidence de la situation (ma mère était allongée sur son lit et ne répondait à aucune sollicitation), un temps très long, maladroit et fébrile, jusqu’au cri qui est sorti de mes poumons, comme après plusieurs minutes d’apnée. Encore aujourd’hui, plus de deux ans après, cela reste pour moi un mystère, par quel mécanisme mon cerveau a-t-il pu tenir si loin de lui la perception du corps de ma mère, et surtout de son odeur, comment a-t-il pu mettre tant de temps à accepter l’information qui gisait devant lui ? Ce n’est pas la seule interrogation que la mort a laissée.
Lucile s’est donné la mort à 61 ans et c’est sa fille aînée, Delphine de Vigan, qui découvre son corps sans vie après plusieurs jours. L’auteur évoque ici son calvaire mais également celui de sa mère, en proie à une maladie psychique très invalidante et fort méconnue à l’époque : la maniaco-dépression ou bipolarité. Si la jeune femme étale au grand jour un pan difficile de sa vie et de celle de sa mère, ce n’est pas seulement pour se défaire d’une histoire familiale taboue mais c’est surtout pour rendre hommage à une femme qui a tenté d’assumer péniblement son rôle de mère, en dépit de sa maladie et d’un passé difficile à vivre.
On peut penser que Delphine de Vigan se met à nu de façon impudique dans ce roman autobiographique. Il n’en est rien car elle se surpasse dans une description toute personnelle et extrêmement touchante dune mère que d’aucuns jugeraient simplement excentrique.
Rien à voir avec un témoignage stimulant le voyeurisme du lecteur. Rien ne s’oppose à la nuit est tellement significatif que vous sentirez peut-être vos yeux s’humidifier d’émotion à la lecture des dernières lignes. L’envie d’appeler votre propre mère pour l’assurer de votre amour filial pourrait bien vous effleurer tout naturellement. 
Une histoire plutôt dure – car l’auteur n’épargne pas sa mère – mais dépourvue de pathos et non dénuée d’humour. Un sourire pourrait en effet parfois surgir de façon inopinée. L’auteur pardonne les excès de celle qui lui a donné la vie pour faire table rase du passé et ne plus garder d’elle que “les moments doux”.
L.S.
Vigan, Delphine de. Rien ne s’oppose à la nuit. Paris : J.C. Lattès, 2011. 436 p.
Notre espace public numérique : un dé-clic intergénérationnel
Section du réseau des bibliothèques Ville de Soignies/Concorde, L’Espace public numérique (EPN) est un service totalement gratuit. Sa seule condition d’accès est d’être en possession d’un passeport-lecture (voir Charte à l’attention des utilisateurs).
Il propose à ses usagers un accès libre et gratuit à Internet les mercredis et vendredis après-midi. Nulle crainte à avoir de s’empêtrer sur la toile, une animatrice apporte son aide si besoin durant ces permanences.
Les matinées des mardis, mercredis et vendredis sont consacrées aux formations, lesquelles sont adressées aux débutants mais aussi à ceux qui souhaitent avoir une première approche d’un logiciel spécifique ou développer leurs connaissances de base. Ces initiations sont aussi l’occasion de développer ses compétences de façon ludique, en toute convivialité, en mêlant plaisir et découverte.
Cet espace numérique est également un lieu idéal pour permettre aux différentes générations et cultures de se
rencontrer et d’échanger leurs « web-xpériences », mais pas seulement. Pour preuve de la bonne ambiance et de l’aspect ludique de la chose, Béatrice nous écrit qu’elle trouve que « le cours est très gai, comme Daphné (l’animatrice) et les collègues sont très sympathiques. Nous passons de bons moments tout en apprenant un tas de choses ».
C’est pourquoi, que ce soit pour un premier contact avec la souris, pour une approche circonstanciée du traitement de texte, pour faciliter l’utilisation d’un logiciel de retouches photographiques ou encore pour simplement passer un bon moment, l’EPN vous accueillera avec grand plaisir. Profitons-en également pour dire que toutes suggestions ou idées sont bonnes à prendre.
The EPN, a Soignies/Concorde library’s section, is a totally free service. The only admission’s condition is to hold a reading passport (EPN users’ bill of rights).
The EPN offers to its users a free access to Internet on Wednesday and Friday afternoons. If you don’t have much computer skills, our coordinator can help you during opening hours.
On Tuesday, Wednesday and Friday mornings, trainings are planned for beginners and people who want to have a first contact with a specific software. These trainings are the opportunity to develop skills in a friendly atmosphere (mixing pleasure and discovery).
The EPN is also an ideal place where different generations and cultures can meet and exchange their ‘web-skills’. As a proof of the good atmosphere, Beatrice told us : ‘the training is as funny as Daphne, the coordinator, and the other users are pleasant. We share good moments while learning lots of things’.
The EPN will receive you with pleasure for a first meeting with the “mouse”, to use more easily photography softwares or to spend a good time. Every suggestions are welcome.
D.V., L.S. et C.P.
Une pomme pour deux
Deux petits vers convoitent tous les deux la même pomme. Lorsque ces nouveaux propriétaires font chacun leurs travaux d’installation dans le magnifique fruit, il est inévitable qu’ils se retrouvent nez à nez, l’un dans le salon de l’autre et l’autre dans la chambre de l’un… Qui sera le seul et unique propriétaire ? Qui ira voir si les pommes ne sont pas plus vertes ailleurs ? A moins qu’aucun ne veuille laisser sa place et que les problèmes commencent…
Une pomme pour deux illustre merveilleusement bien le thème du « savoir vivre ensemble ». En bref, s’entendre sur les choses importantes et cohabiter en toute quiétude est toujours mieux que de se bagarrer pour des broutilles. Une histoire mignonne pour les plus petits.
A partir de 4 ans.
L.S.
MASSENOT, Véronique et GUERIN, Virginie. Une pomme pour deux. Paris : Bayard jeunesse, 2007.
Plus de monde que prévu pour écouter le conte “Un chant de Noël”
Le 17 décembre, la Bibliothèque la Régence avait prévu la lecture publique du célèbre conte de Noël de Charles Dickens Un chant de Noël, plus connu sous le titre de l’Etrange Noël de Monsieur Scrooge.
Au départ limitée à 15 personnes, quelle ne fut pas notre surprise de constater que la conterie a rassemblé près de 30 paires d’oreilles attentives. Heureusement, celles-ci ont toutes pu trouver une petite place pour écouter notre animateur…
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Pépé bestiole (Ernest & Rebecca ; tome 3)
Rebecca a six ans. Sa santé est tellement fragile qu’elle ne peut pas même user ses culottes sur les bancs de l’école. Le moindre petit microbe qui passe et hop, elle l’attrape. D’ailleurs, son meilleur ami Ernest est la plus forte d’entre toutes les bactéries.
Même si elle ne voit guère les autres enfants et que son meilleur ami est imaginaire, Rebecca n’en est pas moins confrontée aux dures réalités de la vie : ses parents ont divorcé et se disputent la garde de leurs enfants. Pendant que la mère présente son nouveau petit ami à ses filles, Rebecca et Coralie, le père souffre de ne les voir qu’un week-end sur deux. Dans ce quatrième album, Rebecca, perturbée par cette nouvelle vie, est allée passer quelques jours chez ses grands-parents, au fin fond de la campagne. C’est étrange comme un séjour à l’air pur peut être revigorant. C’est peut-être une coïncidence mais toujours est-il qu’Ernest reste introuvable…
Qu’elle est mignonne cette petite puce de Rebecca. Ah, si elle lisait cela, elle s’insurgerait. Qu’on la compare à ce minuscule parasite l’indispose fortement. Mais comment résister à l’envie de lui attribuer un diminutif affectueux, elle est tellement attendrissante.
Voilà un troisième album qui contient, comme les deux précédents, un double niveau de lecture. Les enfants y verront des situations cocasses tandis que les adultes verront, au-delà de la drôlerie, les difficultés quotidiennes d’une séparation mal gérée et des familles recomposées. Un album réaliste et tendre à la fois.
BIANCO, Guillaume et DALENA, Antonello. Pépé bestiole. (Ernest & Rebecca ; 3). Charleroi : Le Lombard, 2010.
Charles Dickens
Si vos enfants n’ont malheureusement pas pu assister à la conterie d’Un Chant de Noël, qui a eu lieu à la bibliothèque le 17 décembre , il est toujours temps de louer l’ouvrage et de leur lire cette fantastique histoire au coin du feu.
Si vous souhaitez en savoir davantage sur Charles Dickens, écrivain anglais atypique, nous vous proposons sa biographie réalisée par Jane Smiley.
Et à défaut d’un jeu ayant pour thème le monde de Charles Dickens, notre ludothécaire a glané pour vous un jeu palpitant, une intrigue qui se déroule au coeur du quartier londonien de Whitechapel en cette macabre année 1888. Courez à la poursuite de Jack l’Eventreur…
Un chant de
Noël par Charles Dickens
Ce fut avec une extrême surprise, avec une terreur étrange et inexplicable, qu’au moment où il la regardait, il vit cette cloche commencer à se balancer. Elle se balança d’abord si doucement qu’à peine rendit-elle un son ; mais bientôt elle se mit à sonner à toute volée, et les autres cloches de la maison se mirent toutes de la partie.
Cela ne dura peut-être qu’une demi-minute ou une minute, mais cette minute parut aussi longue qu’une heure. Les cloches s’arrêtèrent comme elles avaient commencé, toutes en même temps. Il y eut alors un bruit de feraille montant des profondeurs du bâtiment, comme si quelqu’un à la cave traînait une lourde chaîne sur les tonneaux du négociant en vins. Scrooge se rappella alors avoir ouï dire que, dans les maisons hantées, les fantômes traînent des chaînes, à ce qu’il paraît.
La porte de la cave s’ouvrit brusquement dans un horrible fracas ; il entendit alors le bruit s’amplifier aux étages inférieurs, monter l’escalier, et enfin s’avancer directement vers sa porte…
Personne n’est plus cynique, plus riche et plus égoïste que Ebenezer Scrooge. Excepté peut-être Jacob Marley, son associé. Enfin… plus maintenant puisque ce dernier vient de rendre son dernier soupir, ce qui propulse Scrooge à la tête de leur affaire commune. Tous les jours et jusque fort tard, le vieil homme avaricieux passe de longues heures à travailler à la lueur d’une unique bougie, aidé dans sa tâche par un unique employé, et ce dans un froid polaire. Bob Crachit est payé une misère et croyez bien que c’est à contre-cœur si Scrooge lui a accordé un congé le jour de Noël ! Vous l’aurez compris : le cœur de Scrooge est aussi sec que ses pattes sont grasses.
Mais quelle nuit est la plus propice aux miracles si ce n’est celle de Noël ? Scrooge va recevoir la visite du fantôme de Marley qui, maudit par sa ladrerie, erre comme une âme en peine et porte de lourdes chaînes. Marley met en garde son ancien associé contre une existence égoïste et lui annonce la venue de trois esprits : l’Esprit des Noëls passés, celui du Noël présent et celui des Noëls futurs. Ce que ces spectres révèleront à Scrooge cette nuit-là pourrait bien changer sa vision de la vie…
Parmi les nombreux récits de Noël que Charles Dickens a pu écrire, Un chant de Noël est sans doute le plus populaire. Evidemment, ce court roman ne peut se défendre d’être quelque peu moralisant. S’il persiste dans sa misanthropie, Scrooge vouera son âme aux pires tourments. En étant confronté à son passé oublié, à son sombre présent et au triste sort qui l’attend, l’espoir d’une rédemption lui permettra de renouer avec ses semblables. Pour Dickens, « le changement social et les différences de classe (Scrooge est passé de la pauvreté à la richesse) prennent source dans l’individu », lequel est alors considéré comme un acteur à part entière de sa propre vie. Le destin est donc bien loin de ces considérations.
Au-delà de la petite leçon de savoir-vivre, Un chant de Noël peut être considéré comme une des réussites majeures de l’œuvre de Dickens.
L.S.
DICKENS, Charles. Un chant de Noël. Paris : Librairie Générale Française, 2011. 184 p.
Une biographie de Charles Dickens par Jane Smiley
Quel étrange personnage que le célèbre Charles Dickens. Cet écr
ivain énergique et haut en couleurs a fait les belles heures de la littérature anglaise du 19e siècle. Cet homme aux tenues extravagantes et fort préoccupé de questions sociales a plus d’une fois bousculé les conventions, parfois bon gré, parfois mal gré. Que ce soit en pratiquant la lecture publique de ses œuvres, fort décriée mais très lucrative, ou par l’étalage involontaire de son retentissant divorce, cet amateur de théâtre n’a pas toujours tenu le bon rôle.
Jane Smiley, romancière et essayiste, nous dresse un portrait de l’auteur à travers ses nombreuses productions. Charles Dickens était un écrivain prolifique qui, semble-t-il, était dûment inspiré par les événements qui ont ponctué sa vie. Son entourage et lui-même ont aussi plus ou moins pris forme dans ses romans, qu’il se soit agit de mettre en évidence quelque faiblesse de caractère ou d’incarner la féminité idéale.
L.S.
Smiley, Jane. Charles Dickens. [n.l.]: Fides, 2003. 277 p.
Notre ludothécaire vous conseille Londres 1888
Auteurs : Bruno Cathala, Ludovic Maublanc
Illustrateur : Pierre Lechevalier
Editeur : Hurrican
Année : 2006
Nombre de joueurs : 2 joueurs
Âge : A partir de 10 ans
Durée : 30 minutes
1888 Londres – Quartier de Whitechapel
La nuit recouvre les sombres ruelles de son manteau ténébreux. Jack l’éventreur se glisse dans l’ombre… La fine fleur des enquêteurs de l’époque s’est réunie afin de le capturer avant qu’il ne profite de l’obscurité pour définitivement disparaître. Le piège se referme sur lui peu à peu… Mais Jack est malin. Il a usurpé l’identité d’un des enquêteurs… Les autres sauront-ils le démasquer?
Ce jeu de déduction pour 2 joueurs est basé sur le déplacement combinatoire des personnages sur le plateau de jeu. Le hasard y occupe une place assez réduite.
Un joueur incarne l’enquêteur qui doit identifier et arrêter Mr. Jack parmi 8 suspects. L’autre joueur incarne Mr. Jack et tente de faire échouer l’enquête. Pour y parvenir, il a deux possibilités. Soit il ralenti l’enquête en brouillant les pistes et en mettant l’enquêteur face à des innocents, soit il tente de quitter la ville avant la fin de la partie.
Chacun des huit personnages du jeu dispose d’un pouvoir spécifique (pouvoir lié au déplacement, à la conformation, accès à des cartes « alibis ») qui influence énormément le déroulement de l’enquête. Les personnages sont, bien entendu, manipulés par les 2 joueurs afin de les placer le plus judicieusement possible sur le terrain, dans le but de freiner ou faire avancer l’enquête.
Si vous cherchez un jeu d’enquête à deux, ne cherchez plus Mr Jack est ce qu’il vous faut.
E.D.
Un coup de pouce pour organiser vos fêtes de fin d’année ?
Entre cadeaux, invitations, menus ou décorations, ne vous laissez pas submerger par l’effervescence de cette période de fêtes et de réjouissances. Votre bibliothèque peut vous donner un petit coup de pouce et vous aider à concocter des fêtes de fin d’année réussies. Voici donc une petite sélection d’ouvrages sympas et bien pratiques à consulter en cette saison festive.
Petits plaisirs de Noël
Norden Mary
Editions Solar
Le grand livre pour préparer Noël
Martel Vanessa
Editions Hachette
Tables déco faciles
Poppe Karine
Editions Créativa
Décorations de Noël en collages de serviettes
Enderlen-Debuisson Marie
Editions Fleurus
10 Menus de fête
Boreux Michel
Editions Luc Pire
C’est bien la moindre des choses
Jean-Loup, le loup et Gros-Bec le corbeau ont faim. Pour se nourrir, ils élaborent un plan ingénieux. Attirer un cochon “fort bien fait” dans un piège. Le pauvre petit dodu se retrouve au fond de la tanière du loup, plongé dans une marmite de laurier. Mais la recette n’est pas assez salée. Les deux complices vont donc trouver leur charmante voisine, la chèvre pour lui demander un peu de sel.
Le loup et le corbeau ne se doutent absolument pas que celle-ci est témoin de leur cuisine dangereuse… La chèvre profite de la promenade des compères pour libérer le petit cochon et leur réserver une surprise de goût !
Une histoire proche du conte et pleine d’humour pour le plaisir de nos jeunes lecteurs !
A partir de 6 ans.
L.H.
Manceau, Edouard. C’est bien la moindre des choses. Toulouse : Milan, 2010.
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Mise à jour le 08/12/2011.








